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Hépatite ressources

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L'hépatite C

  • Définition :
    L'hépatite C (VHC) est un virus qui s’attaque aux cellules du foie et qui entraine l’inflammation de ce dernier. Il s’agit d’une des hépatites dites virales. Ce virus est présent dans le sang d’une personne infectée et fait partie des maladies à déclaration obligatoire. Il peut demeurer vivant environ 5 à 7 semaines à l’air libre. À long terme, il peut y avoir des conséquences très graves, telles que la cirrhose et dans certains cas, le cancer du foie. Ce virus peut demeurer des dizaines d'années dans l'organisme sans aucun symptôme apparent. Pendant ce temps, la personne infectée peut transmettre le virus à d'autres sans le savoir. Il existe 6 génotypes d’hépatite C que l’on nomme de 1 à 6, ainsi qu’un grand nombre de sous-types, ce qui rend difficile la tâche en recherche. Actuellement, aucun vaccin n’est disponible pour contrer ce virus. Chaque cas est particulier et doit être évalué par un médecin qui est en mesure de donner à la personne atteinte les conseils appropriés.
  • Symptômes :
    Les symptômes les plus communs liés au VHC sont les suivants : Perte d’appétit, douleur musculaire et articulaire, perte de poids, fatigue, insomnie, hypersomnie, nausées, vomissement, diarrhée, maux de tête, troubles dépressifs, humeur changeante rapidement et de façon sporadique, impression d’avoir la grippe, jaunisse…
  • Évolution :
    L’évolution du virus de l’hépatite C, est classée en 2 phases. Les 6 premiers mois suivants l’épisode de contamination par le VHC, compose la phase aiguë. Durant cette période, les trois quarts des individus infectés ne ressentiront aucun symptôme. Après 6 mois d’infection, le terme phase aiguë est remplacé par phase chronique. Durant cette phase d’évolution, les symptômes les plus fréquents sont ceux énumérés ci-haut. Parmi les personnes en phase chronique, environ 15 % parviendront à se débarrasser naturellement du virus. Les autres, soit environ 85 %, demeureront infectées pendant des mois, des années, des décennies... À ce stade, le foie présente des cellules endommagées qui peuvent nuire à son bon fonctionnement. Généralement, la consommation d'alcool accélère l'évolution de l'infection et par le fait même, la dégradation du foie. Pour la majorité des gens infectés par le virus de l'hépatite C, après 10 à 20 ans, s’ils ne sont pas traités, ils parviendront au stade de la cirrhose et même au cancer du foie. De plus, une hépatite A ou B peut aggraver les dommages au foie de la personne infectée par le VHC, c’est pourquoi il est fortement recommandé de recevoir le vaccin des hépatites A et B si nous avons reçu un diagnostic positif. Tout au long de l’évolution de la maladie, il est très important d’avoir un suivi médical rigoureux afin de suivre l’évolution des dommages sur notre foie, pour pouvoir débuter le traitement au bon moment. Les méthodes les plus utilisées pour suivre l’évolution des dommages sur notre foie sont la biopsie ou le fibro-scan. La biopsie consiste à aller chercher un petit morceau de votre foie, afin de déterminer le stade de dégradation de ce dernier. Ceci consiste en une méthode dite invasive, car elle pénètre à l’intérieur du corps. Par ailleurs, il existe aussi le fibro-scan, une méthode dite non invasive, très similaire à une échographie, elle mesure l’élasticité du foie pour déterminer son durcissement et par le fait même sa dégradation.
  • Mode de transmission :
    Le VHC se transmet par le contact direct du sang d'une personne infectée avec le sang d'une autre personne. Une infime quantité de sang peut suffire à transmettre le virus.
    • Exemple :
      Un contact de sang à sang, partage de seringue et ou de tout matériel servant à l’injection intraveineuse, paille ou tout autre objet servant à sniffer des drogues, relation sexuelle vaginale ou anale non protégée, tatouage ou body piercing effectués avec des instruments non stériles…
    Le risque de transmission du virus de la mère à son enfant est évalué à 5 %. La transmission se fait généralement lors de l'accouchement. Les données n'indiquent pas que l'allaitement maternel puisse transmettre le VHC. Par contre, il n’est pas recommandé d’allaiter son enfant pour quelqu’un qui aurait le VHC et les mamelons gercés à la fois. Les relations sexuelles avec une personne infectée par le VHC présentent un risque faible. Dans ce cas l’utilisation d’un préservatif est non négligeable. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire, ce qui signifie que vous devez obligatoirement en informer votre partenaire sexuel avant la relation. Soyez responsable! Le fait de vivre sous le même toit qu'une personne infectée ne présente pas de risque, sauf dans les rares cas où il peut y avoir contact de sang à sang (ex : partage de brosse à dents, coupe-ongle, de rasoirs, aussi hydratant en bâton pour les lèvres ).
  • Dépistage du VHC :
    À l’heure actuelle, nous devons attendre entre 2 et 3 mois après l’épisode à risque, avant d’obtenir un résultat de contamination significatif. Seul un test de laboratoire, fait à partir d'un échantillon de sang, permet de savoir si vous avez été infecté par le VHC. Il vous suffit d’en faire la demande dans un Centre local de soins communautaire (CLSC) ou dans un Centre de santé et de services sociaux (CSSS).

    Nous vous suggérons d’aller passer un test de dépistage si vous vous reconnaissez dans l'une ou l'autre des situations suivantes :
    • Vous avez reçu du sang, des produits sanguins ou une transplantation d'organe avant 1992.
    • Vous avez reçu des facteurs de coagulation avant 1987.
    • Vous avez reçu du sang, des produits sanguins ou une transplantation d'organe provenant d'un donneur infecté par le VHC.
    • Vous avez été en contact accidentellement, avec du sang ou du matériel pouvant être contaminé. Par exemple, piqué par une seringue souillée en voulant la ramasser.
    • Vous avez partagé du matériel d'injection, au moins une fois, et même si cela fait longtemps. Ex :(seringue, cuillère, eau, tampon d’alcool…)
    • Vous avez partagé du matériel servant à sniffer de la drogue comme une paille ou avez déjà utilisé un billet de banque pour sniffer.
    • Vous avez eu un tatouage ou un body piercing dans des conditions inadéquates de stérilisation.
  • Traitement

    "Hépatites Ressources" offre le service GRATUIT d’une infirmière auxiliaire pivot qui peut agir si vous n’avez pas de médecin de famille.  Nous pouvons vous diriger vers une consultation médicale et effectuer le suivi lors du traitement.  Hépatites Ressource a une clinique spécialisée en VHC (Virus de l’Hépatite C).

    Le traitement de l’hépatite C nécessite une prescription médicale.  Au Québec, en fonction de la région où l’on habite, ce sont les gastroentérologues, infectiologues ou hépatologues ou encore les médecins généralistes qui s’occupent des cas d’hépatite C.  La durée des traitements actuels est variable de 8 à 24 semaines, en fonction de l’état de notre foie avant le début du traitement et de l’efficacité dudit traitement sur notre corps. Plusieurs traitements peuvent être utilisés pour guérir de l’hépatite C.

    Depuis le 27 juillet 2015, un nouveau traitement a été approuvé par la Régie d’assurance maladie du Québec et ainsi remboursé. Ce dernier est spécifiquement pour le génotype 1 et s’applique aux cas de fibrose 3, fibrose 4 et cirrhose. Il s’agit des médicaments Harvoni™ ou Holkira Pak™.  Ces deux traitements peuvent être combinés à la ribavirine selon le cas.  Ces nouveaux traitements offrent très peu d’effets secondaires en plus de la durée du traitement qui est réduite par rapport aux anciens traitements et font disparaître le virus dans 97 à 100% des cas.  Les effets secondaires possibles sont : anémie, éruptions cutanées, fatigue et nausées.

    Pour les autres cas soit ceux au stade de fibrose 1 ou 2, et pour les différents génotypes du VHC, il existe des traitements combinés à de l’interféron et/ou de la ribavirine dont la concentration des doses varie selon la quantité de virus présents dans le sang.  Le traitement ne fait pas disparaître le virus dans tous les cas, mais il peut réduire la gravité de la maladie.

    •    On recommande généralement de s'abstenir de toute consommation d'alcool et de drogue avant d'entreprendre le traitement. De plus, il est important de ne prendre aucun autre médicament durant ce traitement sans en parler d'abord à votre médecin ou votre pharmacien.

    •    La ribavirine peut causer des malformations congénitales. Elle ne doit jamais être administrée aux femmes enceintes. Durant le traitement et six mois après ce dernier, que le traitement s'applique à l'homme ou à la femme, le couple doit utiliser une contraception très sécuritaire.•
  • Effets secondaires du traitement (avec interféron)
    :
    Malheureusement, plusieurs effets secondaires indésirables accompagnent le traitement. Ils ne sont pas présents pour tous et, pour les gens qui subiront ces effets indésirables, ils seront à différentes intensités. Heureusement, ils disparaîtront à la fin du traitement. Voici les effets secondaires les plus fréquents. :

    •    fièvre, mal de tête, perte d’appétit, amaigrissement, fatigue, insomnie, perte de cheveux, peau sèche, anémie, perte de goût, souffle court, accélération du rythme cardiaque, agressivité, dépression, irritation cutanée…

  • Prévention :

    À l’heure actuelle, il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C. Heureusement, en prenant certaines précautions, on peut éviter de contracter, de transmettre ou d'aggraver une hépatite C. Il ne faut pas oublier qu’il est possible d’être réinfecté par l’hépatite C, même si nous en avons déjà guéri. C’est pourquoi la prévention est importante.

    Voici nos recommandations pour éviter l'infection par le VHC.
    • Si vous faites usage de drogues par injection, ne partagez pas vos seringues ni aucun autre matériel usagé (cuillère, eau, tampon d'alcool, etc.).
    • Si vous faites usage de drogues par inhalation, n’utilisez jamais un billet de banque ou tout autre objet qui pourrait absorber du sang et n’échangez jamais les pailles ni aucun autre matériel.
    • Ne partagez pas vos objets d'hygiène personnelle (brosses à dents, rasoirs, coupe-ongles, hydratant en bâton pour les lèvres etc.).
    • N’échangez pas les bijoux, les anneaux, les tiges ou tout autre objet qui traverse la peau avec ceux de quelqu’un d’autre.
    • Si vous désirez avoir un tatouage ou un piercing, assurez-vous que les instruments utilisés sont neufs et stériles.
    • Si vous récupérez des seringues usagées, saisir le corps de la seringue, de préférence avec des pinces et ne pas tenter de l’encapuchonner.
    • Si vous avez une blessure qui saigne, assurez-vous de bien la recouvrir avec le pansement adéquat.
    Si vous êtes infectés, en plus des recommandations ci-dessus, vous devez :
    • Informer le personnel soignant qui s’occupe de vous à l’hôpital ou chez le dentiste que vous avez l’hépatite C.
    • Vous abstenir de donner du sang, des organes, des tissus et du sperme;
    • Si vous avez déjà donné ou reçu du sang, en aviser votre médecin;
    • Utiliser un condom au cours de toute relation sexuelle.
  • Conseils aux personnes infectées par le VHC :
    Pour maintenir la meilleure qualité de vie possible, si vous avez l'hépatite C, vous devez :
    • Éviter l'alcool;
    • Ne prendre aucun médicament sans en avoir parlé à votre médecin;
    • Recevoir le vaccin contre l'hépatite A et celui contre l'hépatite B (offerts gratuitement);
    • Recevoir le vaccin contre les infections à pneumocoque et celui contre l'influenza (offerts gratuitement);
    Tous devraient être informés des faits suivants :
    • L’hépatite C n'est pas transmis par la nourriture, par l'eau, par des contacts quotidiens comme les caresses, le partage d'ustensiles ou de verres, ni par les éternuements ou la toux.
    • La cohabitation avec une personne infectée par l’hépatite C n’augmente pas les risques d’être infecté à notre tour, si les consignes de prévention sont respectées.
    • Les personnes infectées par le VHC ne doivent pas être exclues du travail, de l'école, de la garderie ou de tout autre endroit.
    • Il existe des groupes de soutien et d'entraide pour les personnes atteintes du VHC, comme "Hépatites Ressources" par exemple.
  • Être mère et vivre avec le VHC
    Vous devez être informées que :
    • Le risque de transmission du virus de la mère à son enfant est évalué à 5 %. La transmission se fait généralement lors de l'accouchement.
    • Les données disponibles n'indiquent pas que l'allaitement maternel puisse transmettre le VHC. Cependant, il est raisonnable de ne pas allaiter en présence de lésions ou de gerçures sur les mamelons.
    L'enfant né d'une mère infectée devrait faire l'objet d'une investigation afin de détecter une éventuelle infection. Il devrait recevoir rapidement la première dose de vaccins contre le VHA et VHB et ce, même si l'infection par le VHC n'est pas confirmée.

    L'enfant infecté à la naissance se développe normalement, tout comme les autres enfants. Ils ont un taux de guérison spontané d’environ 33 % ce qui est le double de celui chez l’adulte. Pour les 66 % restant, l’évolution est très lente. C'est pourquoi généralement le traitement n’est même pas envisagé avant l’âge adulte. Pour les enfants ou les adolescents qui auront à suivre un traitement, les résultats sont comparables à ceux chez l’adulte. L’enfant infecté rendu adolescent ou adulte doit tout de même s’abstenir de consommer de l’alcool.
  • Vivre avec le VIH et le VHC
    Le fait d'être infecté à la fois par le VIH et le VHC, ce qu'on appelle la co-infection, pose un certain nombre de problèmes. Cela amène aussi plusieurs questions auxquelles il n'existe pas encore de réponses. " Hépatites Ressources" est de plus, spécialisé dans le traitement de la co-infection.

    Le risque de transmission du VHC de la mère à son enfant est trois fois plus élevé. Le risque de transmission du VHC par voie sexuelle pourrait aussi être plus élevé.

    Dans le cas d'une co-infection, le test de dépistage du VHC est moins fiable. Le VIH peut aggraver la maladie liée au VHC. L'évolution vers la cirrhose est de deux à trois fois plus fréquente et elle est deux fois plus rapide. Par contre, le VHC ne semble pas influencer de façon significative la progression de l'infection par le VIH.Pour obtenir plus de renseignements au sujet de la co-infection par le VIH et le VHC, n'hésitez pas à communiquer avec nous par courriel ou par téléphone.



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